Résumé

Zénon Paquin Aventures fantastiques d’un canadien en voyage

Un coup de feu partit et Bill tomba.
C’était Williams qui avait tiré.
À la vue de son compagnon mort, Mack s’arrêta et jeta son poignard loin de lui,
— Il ne me reste plus, dit-il d’une voix sourde, qu’à attendre votre arrêt.
Et il attendit.
— Mack, dit Bernard, ces messieurs m’ont raconté votre histoire, de sorte que je sais que vous êtes un homme dangereux. Mais nous n’avons jamais assassiné personne... et vous ne mourrez pas sans que vous ayez à vous défendre. On m’a dit que vous étiez bon boxeur. Je vous donne une chance ; moi je n’ai jamais boxé... Défendez-vous.
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Zénon Paquin Aventures fantastiques d’un canadien en voyage

Dupont, Williams et le Parisien avaient chacun leur homme et se battaient comme des lions.
Quant au Canadien, il s’était emparé de la poutre, laquelle, on se souvient, fermait l’entrée de la caverne. Cette poutre était très lourde, mais entre les mains du géant, elle semblait légère comme une plume. Aussi, elle fracassait les crânes, elle brisait les membres d’un seul coup. Les sabres s’ébréchaient à son choc. À lui seul, le colosse valait quatre hommes. Tête nue, le visage moitié blanc, moitié noir, Bernard semblait être le dieu des combats.
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Zénon Paquin Aventures fantastiques d’un canadien en voyage

Connaissez-vous le Clif-House ?
Une maison où l’on entre par une extrémité et où l’on sort par l’autre.
Le Pacifique est là majestueux et mugissant.
Du Clif-House, le regard se fixe rêveur, sur l’océan dont les dernières vagues caressent à plus de vingt jours de marche, les grèves de la Chine et du Japon. Assis sur la galerie, ayant l’océan en face, le Parisien, Williams, Dupont, Bernard et le propriétaire du Clif-House devisaient ensemble, parlaient du passé et de l’avenir.
Le propriétaire du Clif-House était un type amusant ; on l’appelait le Père Porter.
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