A. d’Assier, Le Mato Virgem, scènes et souvenirs d’un voyage au Brésil
“ Sous cet océan de plantes et de ténèbres s’agite une création microscopique d’oiseaux, de reptiles, d’insectes, qui effraient l’imagination par la délicatesse de leurs formes, et dont l’éclat le dispute aux couleurs de l’arc-en-ciel. Tout ce petit monde ronge, creuse, piaille, butine, gambade, sans nul souci du chasseur, sans préoccupation de l’hiver, dont le souffle glacial est inconnu dans ces tièdes régions. Il semble que la nature tienne à sa disposition de merveilleuses forces créatrices, que les sucs de la terre ne comptent pour rien dans les proportions qu’atteint la sève. ”
