Mathilde Gautier Arthèz

Résumé

Mathilde Gautier Arthèz L'or du Pôle (1910)

C'est un homme charmant! déclara Augusta; si, lorsqu'il reviendra, il vous demande de l'épouser, ma chère Clotilde, je vous engage à l'accepter, pour peu qu'il vous plaise.
— Et pourquoi me demanderait-il cela? dit la jeune fille rougissant.
— Parce qu'il vous aime, cela est visible! riposta la cousine. Avec la branche de gui qui porte bonheur, il vous apportera l'anneau de fiançailles.
— Eh bien! j'en serai charmé, dit Bernard, embrassant sa sœur. Mais il faut, cousine Augusta, que vous me promettiez aussi de faire le récit de mon voyage au Klondyke.
Source : Gallica

Mathilde Gautier Arthèz L'or du Pôle (1910)

Ma cousine le croyait un homme dur et égoïste. Tu vois quel tort tu as fait à sa réputation, toi qui l'aimais, pourtant!. Et on ne s'appauvrit pas en donnant. Si mon père n'avait pas eu cette passion d'études coûteuses, nous n'eussions pas été sans ressources. Ce ne sont pas les petites vilenies que tu lui as fait commettre à son insu qui ont empêché la ruine ! »
Manette, pour la première fois, baissait la tête. M. Célestin serra la main de Clotilde et dit : « Vous avez bien parlé, ma chère enfant ! La charité n'a jamais ruiné personne ! »
Source : Gallica

Mathilde Gautier Arthèz L'or du Pôle (1910)

Tout le camp des mineurs s'était assemblé autour des deux adversaires. Jones, blême, effaré, cria : « Je ne connais pas ces gens-là.
— Mais moi je te connais, brigand! riposta Crosnier. J'ai entendu parler de la justice des mineurs. Camarades, je vous dénonce cet individu. Parti de France avec moi et un autre compagnon, il nous a enlevé nos provisions et s'est enfui, nous laissant sans argent, sans vivres, sans vêtements à Vancouver.
— Ce n'est pas vrai! balbutia Jones.
— C'est vrai! affirma Carnegie. J'étais moi-même à Vancouver, et j'engage ma parole comme témoin. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature