Hadrian Ségoïllot, Lettres sur l'Espagne (1870)
“ Le bon Manzanares se disait : Je suis un pauvre fleuve de désert : ni un Rhône, ni un Danube, je ne suis pas même comme le Tage ou comme l'Alphée, comme le Lignon ou la nymphe Aréthuse qui s'épanchent dans les molles prairies, où poussent les saules, où les chiens des troupeaux n'ayant cure des loups, gardent seulement le sommeil de leurs maîtresses contre les larcins des Sylvains, ou aboient contre les demoiselles qui volent toutes bleues au-dessus des eaux à travers leur argent transparent. ”
