Louis Laroche

Résumé

Louis Laroche Fleurs sèches d'Espagne (1905)

Partout, les écussons de France et d'Espagne en mosaïque de fleurs s'abritant sous des drapeaux de soie blanche; de tous côtés, des oriflammes, des guirlandes et des verdures ; au loin, un bourdonnement énorme fait de l'affluence des troupes et des curieux.
A la lueur des torches et des feux de joie, au son des cloches et des vivats, passant sous des arcs de triomphe en toile peinte et dorée, à travers des rues remplies d'auvents et d'échafauds pavoisés, les petits souverains arrivèrent, à la nuit seulement, aux Tuileries, séjour du roi, et au Louvre, résidence de sa compagne.
Source : Gallica

Louis Laroche Fleurs sèches d'Espagne (1905)

« Il y a, écrivait Mme d'Aulnoy, des parterres de gazon fleuri, embellis de fontaines d'où l'eau retombe dans des bassins de marbre ; des petits oiseaux voltigent librement qui font des manières de petits concerts. Jamais l'église n'est sans jasmin ni oranger qui parfument agréablement avec l'encens. » Ne nous éloignons pas de Madrid sans nous arrêter dans la cathédrale de Tolède, devant la chapelle de la Vierge entièrement lambrissée de jaspe, de porphyre et ruisselante de pierreries. Le manteau de la statue brodé en 1762 contient 85.000 perles, diamants, rubis.
Source : Gallica

Louis Laroche Fleurs sèches d'Espagne (1905)

Cette vierge (1) tient l'Enfant Jésus dans ses bras d'où glisse un long chapelet. « Elle pleure, dit la légende, tous les ans, le jour de sa fête. »
Coiffée d'une perruque, couronnée d'un soleil, éclairée par plus de 100 grosses lampes d'or et d'argent massif qui brûlent nuit et jour, « elle brille tellement, au milieu des cierges, disait Saint-Simon, qu'on ne peut rien voir de plus magnifique ».
Les richesses de cette image, en coiffures, dentelles, étoffes précieuses, argenterie, pierreries, sont prodigieuses (2) , les reines lui offrent leurs toilettes de noces.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature