Santiago de Compostelle

Définition et enjeux

Arthur Bonnot Les merveilles de l'Espagne (1900)

Impossible d'énumérer les miracles accomplis au tombeau glorieux de saint Jacques et qui rendirent le pèlerinage à Compostelle si célèbre.
Après le pèlerinage de Jérusalem et de Rome, il n'y en a point au monde de plus renommé. Les princes chrétiens' après une victoire, les fidèles après une grâce signalée faisaient vœu jadis d'aller à Santiago de Compostelle au tombeau de saint Jacques, une des grandes gloires de la catholique Espagne qui invoque le saint avec la plus ferme confiance dans ses difficultés à l'instant d'un péril national, ou le remercie d'une victoire obtenue.
Source : Gallica

Henri Guerlin Aux pays de la prière (1911)

Cet illustre prélat, originaire de Compostelle, fut un des bienfaiteurs de l'Université de Santiago. Car Saint-Jacques n'était pas seulement une ville de pèlerins, c'était aussi une ville d'étudiants.
Au moyen âge, le goût des lettres s'y manifestait déjà ; on vantait son école de trouvères. Le poème De Consolatione, de Pedro Compostelano, et la Conquista de Almeria, écrite dans cette ville, en sont les chefs-d'œuvre les plus connus. Dès la fin du xie siècle et pendant les XIIe et XIIIe, cette poésie se développa, formant une langue harmonieuse et souple.
Source : Gallica

Henri Guerlin Aux pays de la prière (1911)

Ces derniers étaient si nombreux que, pendant tout le moyen âge, on appela la Voie lactée : route de Santiago. En dix années seulement, aux XIVe et xvO siècles, il vint plus de sept mille Anglais. Et l'Angleterre était la nation qui envoyait le moins de pèlerins à Compostelle. En 1610, selon la Relacion de l'évêque D. Diego de Guzman, un seul Père, dans le collège de la Compagnie de Jésus, entendit plus de trois cents confessions générales.
Tous, en vérité, ne venaient pas attirés par un pur esprit de pénitence. Il y avait les faux pèlerins, — falsos bordones
Source : Gallica

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