Giovanni Giacomo Casanova,
Histoire de ma fuite des prisons de la république de Venise…
“ Un établissement quelconque, que j’aurois pu obtenir par la faveur d’un tribunal, dont l’influence n’ait point de limites, auroit eu l’air d’une récompense, et c’eût été trop. On m’a supposé tout le talent qu’un homme, qui veut se suffire, doit avoir, et cette opinion ne m’a pas déplu ; mais toutes les peines, que je me suis données pendant l’espace de neuf ans, furent vaines. Ou je ne suis pas fait pour Venise, me suis-je dit, ou Venise n’est pas faite pour moi, ou l’un et l’autre. ”
