Résumé

Karl Des Monts martyre dans une maison de fous…

DANS UNE MAISON DE FOUS. 15
Ce que j'endure est indicible, ma belle séparée, et mille plumes ne sauraient rendre les angoisses qui me déchirent l'âme. Mon isolement, mon abandon, et cette hideuse cellule où tout est pour moi affliction, douleurs et souffrance, voilà les seules pensées qui s'offrent à mon esprit ou en chassent les autres. Oh! qui jamais saurait dire quel supplice cela est que d'être réduit à tourner et retourner nuit et jour sur soi-même, dans un étroit espace de deux pas de large sur cinq de long, sans aucun-moyen d'échapper aux sombres préoccupations qui vous obsèdent !
Source : Gallica

Karl Des Monts martyre dans une maison de fous…

Figure-toi un front bas, des sourcils rares et raides, un nez trognonnant, des lèvres blêmes et déprimées, des dents absentes ou pourries, une barbe sale, de gros yeux ronds injectés de sang, un ventre monstrueux, un sourire idiot, des joues rouges du mauvais rouge d'une plaie et la voix rude d'un valet de bourreau. Ajoute à tout cela une affreuse odeur de cadavre que ses vêtements, ses mains surtout, ont fini par tellement boire à la longue, en fréquentant l'amphithéâtre, qu'il la traîne partout après lui et tu commenceras de te faire à peu près une idée de ce fabricant de fous.
Source : Gallica

Karl Des Monts martyre dans une maison de fous…

La folie, c'est bien souvent le génie, démesuré, c'est le mépris victorieux du nec plus ultra fatalement imposé à toute intelligence dont elle ne décuple pas les forces, l'aile d'Icare mieux attachée. C'est un duel effrayant entre la chair et l'esprit, un avant-goût de l'infini. En un mot, la folie réalise, en pleine vie, le seul grand résultat de la mort...
Source : Gallica

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