Histoire d'une maladie. Fragment relatif à son traitement par le malade… (1870)
“ La mort? je l'ai soufferte plusieurs fois ; les tortures ? elles ont été si grandes que la puissance de souffrir fut épuisée en moi ; je suis devenu plusieurs fois aussi inerte, aussi insensible qu'un corps mort, et assurément on aurait pu plusieurs fois me plonger un couteau dans le cœur que je n'aurais rien souffert de plus ; les convulsions de l'agonie auraient simplement agité mon corps, et voilà tout. Mais en quoi cette manière de perdre un homme est la plus abominable entre toutes, c'est qu'elle s'attaque à la plus noble partie de son être, à son intelligence ”
