Résumé

Histoire d'une maladie. Fragment relatif à son traitement par le malade… (1870)

La mort? je l'ai soufferte plusieurs fois ; les tortures ? elles ont été si grandes que la puissance de souffrir fut épuisée en moi ; je suis devenu plusieurs fois aussi inerte, aussi insensible qu'un corps mort, et assurément on aurait pu plusieurs fois me plonger un couteau dans le cœur que je n'aurais rien souffert de plus ; les convulsions de l'agonie auraient simplement agité mon corps, et voilà tout.
Mais en quoi cette manière de perdre un homme est la plus abominable entre toutes, c'est qu'elle s'attaque à la
plus noble partie de son être, à son intelligence
Source : Gallica

Histoire d'une maladie. Fragment relatif à son traitement par le malade… (1870)

Le mode de traitement employé ne l'a-t-il pas été pour qu'il ne cessât plus? Ce sont là des questions qu'une société soucieuse de sa dignité et de la sécurité de ses membres doit résoudre. Quoi de plus effroyable, en effet, qu'un établissement soi disant philanthropique auquel des parents qui peuvent être de bonne foi vont confier des malades pour les guérir, et qui, si ça leur plait ou cédant à certaines influences, font tout le contraire ?
Source : Gallica

Histoire d'une maladie. Fragment relatif à son traitement par le malade… (1870)

Ils arrivent non seulement au même but, de supprimer l'homme qu'ils veulent perdre, mais encore ils le dépassent, et de beaucoup. Supprimer l'homme, cela est un procédé brutal, ancien et insuffisant. Le mieux est de supprimer l'intelligence et, en la supprimant, de la déshonorer. Et ce qui est parfait, c'est qu'ils font cela et passent encore pour de touchants philanthropes !
Me voilà donc, de violence en violence, de supplice eu supplice, finalement verrouillé dans une cellule, abandonné, seul ! N'est-ce pas fait pour devenir et sans retour ?
Source : Gallica

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