Résumé

Auguste Mario La fille du fabricant de millions… (1936)

Jacotet quitta le bureau du financier dans un silence désapprobateur.
Savard haussa les épaules et resta, le menton sur ses poings, sereinement pensif. Son passé remontait en ce moment du fond de son souvenir. Il revoyait, non sans orgueil, sa vie défiler devant ses yeux.
Parti de rien, ambitieux, travailleur, tenace, audacieux, il avait traversé la vie avec une indomptable
énergie, dominant les événements, les êtres et les difficultés avec une volonté clairvoyante, que nul obstacle n'avait jamais pu émousser.
Source : Gallica

Auguste Mario La fille du fabricant de millions… (1936)

Il sentait dans ses gants ses paumes moites, et le verre de porto qu'il avait bu avant de partir chauffait son intestin d'une façon un peu indéfinissable.
Il regardait, l'œil un peu troublé derrière son lorgnon, les témoins, qui, leur conférence terminée, comptaient les pas. Ils en comptèrent vingt-cinq. La distance lui parut effroyablement courte. Pourquoi diable, songeait-il, M. le marquis de Montignac n'avait-il pas laissé ce soin à M. de Nimègues, qui avait les jambes plus longues que les siennes? On aurait gagné un bon mètre ou deux sur les éventualités.
Source : Gallica

Auguste Mario La fille du fabricant de millions… (1936)

Rovel vint s'accouder derrière elles.
— En vérité, baronne, exprima Huguette, j'admire votre collier. Les joyaux et le travail en sont ravissants.
— N'est-ce pas, comtesse?... fit avec un sourire aigu la baronne d'Orys. J'ai la faiblesse de le trouver charmant, aussi. J'y suis très attachée, ajouta-t-elle en coulant à la dérobée un expressif regard vert au mari d'Huguette penchée au-dessus d'elle.
Source : Gallica

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