Résumé

M. Sacher-Masoch Récits de la Petite-Russie. — La barina Olga…

Un bruit léger frappe son oreille : c’est quelque chose qui marche sur des pattes de velours ; ce sera le chat, ce n’est pas la peine qu’il se dérange. Voilà qu’un rire à demi-étouffé se fait entendre au-dessus de lui ; comme il se retourne, il reconnaît Olga, qui ôte sa lourde pelisse et la jette sur lui. Avant qu’il n’ait pu se dégager, elle est à ses genoux, l’entourant de ses bras, le couvrant de baisers. ― Que faites-vous, au nom du ciel ! s’écrie-t-il avec effroi. A quel danger vous exposez-vous de gaieté de cœur ? Levez-vous, Olga, vous ne pouvez rester ici.
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M. Sacher-Masoch Récits de la Petite-Russie. — La barina Olga…

Je ne savais pas ce que c’est que l’amour d’un homme, et je sais maintenant que, dans la vie d’une femme, c’est tout. Je périrai, car celui qui seul pourrait me sauver me repousse...
Vladimir s’efforçait en vain de maîtriser son trouble ; il se cachait le front dans la main. Tout à coup, avec un sanglot, elle se suspendit à son cou, l’entourant de ses bras dans une étreinte désespérée. Vladimir était vaincu : cet homme de fer pleura ; leurs lèvres se rencontrèrent, ils oublièrent tout pendant une minute de mortelle félicité.
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M. Sacher-Masoch Récits de la Petite-Russie. — La barina Olga…

Olga avait pâli ; tout son sang refluait vers son cœur. Elle dut s’arrêter un moment ; puis elle entama la sonate du Clair de lune.
En entendant vibrer les premiers accords du plaintif adagio, Vladimir cacha ses yeux dans sa main. Tout le charme magique que l’astre des nuits répand sur un paysage d’été semblait descendre sur eux et les envelopper dans ses ombres noires et sa mélancolique lumière. Leurs âmes flottaient entraînées par cette langoureuse, douloureuse mélodie. Quand le dernier son expirait dans l’air, Olga laissa retomber ses mains lentement. Ni l’un ni l’autre n’osait parler.
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