Résumé

August von Kotzebue Jeannette et Guillaume, ou L'amour éprouvé… (1802)

Heureusement, cela n'arriva pas pour Guillaume et Jeannette, car M. Jérôme ne s'imagina pas que sa fille pourrait s'oublier jusqu'à aimer l'aimable fils du porte-faix , ni que Guillaume oserait élever les yeux jusqu'à la fille d'un fabricant. Il oubliait que liberté et égalité sont les mots de la mort comme de l'amour.
Lorsqu'un léger duvet vint croître
sur les joues de Guillaume, et que le mouchoir de Jeannette commença à se gonfler, le fripon d'amour saisit avec malice toutes les occasions de faire germer ce qu'en jouant il avait semé dans le cœur des enfans.
Source : Gallica

August von Kotzebue Jeannette et Guillaume, ou L'amour éprouvé… (1802)

LE fripon d'amour loge dans le cœur de toutes les jeunes filles, et cela est naturel. Si tu frappes et qu'il ne réponde point, ce n'est pas qu'il soit absent, mais c'est que ta visite lui déplaît. L'amour est sans contredit le premier souverain de la terre ; par conséquent il se sert quelquefois du privilège des grands, qui ferment la porte au nez des petits, quand ils n'ont pour eux que la probité. Ce Dieu du ciel a encore cela de commun avec les Dieux de la terre, qu'il se laisse maîtriser par ses favoris, et qu'il ne les disgracie jamais.
Source : Gallica

August von Kotzebue Jeannette et Guillaume, ou L'amour éprouvé… (1802)

Je le tiens ! s'écria-t-il quand il aperçut de loin , au travers de la haie, le vêtement de sa bien-aimée. De douces larmes vinrent mouiller les joues de la jeune fille, et quand Guillaume parut devant elle, hors d'haleine , les habits trempés, les mains sanglantes, le visage enflammé, et les cheveux aussi mouillés de sueur que ses habits l'étaient d'eau. elle le regarda avec des yeux pleins d'amour et de feu, oublia Malbroug et son déshabillé garni de fleurs, se jeta à son cou, et
baisa avec transport ses joues hrlantes.
Source : Gallica

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