Résumé

Julius von der Traun Le Gars de Bergen, d'après une légende… (1885)

Entends-tu les cris de joie de l'enfant et de la mère? Vois-tu comme leurs lèvres embrassent à l'envi cette bouche bien-aimée? Le voilà, mon rêve ! Si je pouvais le chanter comme l'oiseau, si je pouvais le murmurer comme le feuillage agité par la brise; je pourrais aussi confesser au prêtre ce qui tourmente mon cœur. C'est là ce qu'il est impossible de rendre par des paroles, et c'est pour cela, ma bonne Gertrude, que toi non plus tu ne peux me comprendre !
Mais la bonne vieille Gertrude avait fort bien
compris cette fois.
Source : Gallica

Julius von der Traun Le Gars de Bergen, d'après une légende… (1885)

C'est là qu'il demeurait avec ses instruments de torture, l'épée de justice, la roue et la hache sanglante, lui, l'unique bourreau de tout le comté de Bergen, l'homme terrible dont les mains étaient toujours humtdes du sang des pauvres pécheurs.
Tous les jours la curiosité nous poussait vers ce beau jardin, tous les jours la terreur nous en éloignait. Un jour qu'on devait exécuter un valet du couvent de Düssellhal, on nous fît, nous, les
enfants de l'école, rester en prière tout près du lieu des supplices, afin d'assister au châtiment du coupable.
Source : Gallica

Julius von der Traun Le Gars de Bergen, d'après une légende… (1885)

L'Impératrice reconnut aussitôt le jeune chevalier. Doublant son allure, elle s'élança vers la haie derrière laquelle se trouvait Ismaël; là, elle arrêta son cheval, et laissa glisser les rênes sur l'encolure.
Puis, de sa main douce et blanche, elle caressa la noble bête ; celle-ci, comme si elle voulait lui prouver sa reconnaissance, replia sa tête fine pour venir effleurer de ses lèvres les plis soyeux de la robe de sa maîtresse. L'Impératrice s'installa alors commodément sur sa selle, comme si elle
n'eût pas eu la moindre intention de descendre de cheval.
Source : Gallica

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