Résumé

Saint-Denis Revue des Deux Mondes

Hélas ! il ne restait plus de l’Empereur que la dépouille mortelle !... À ce moment suprême, tous les yeux se remplirent de larmes. Quel triste et sublime spectacle que la mort d’un grand homme et d’un homme taillé comme Napoléon ! Si ses ennemis eussent été là présents, leurs yeux aussi se fussent mouillés et ils eussent pleuré sur ce corps privé de vie.
Dès que tous les assistants furent un peu remis de leur douloureuse émotion, le Grand-Maréchal se leva de son fauteuil et, le premier, baisa la main de l’Empereur et tous sans exception suivirent son exemple.
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Saint-Denis Revue des Deux Mondes

En perdant l’Empereur, nous perdions tout ce que nous avions de plus cher au monde.
Dans la soirée, Marchand, ma femme et moi, nous étions seuls dans le salon, assis sur le canapé qui est près de la porte de la salle à manger. Ma femme avait sa fille sur ses bras. Nous causions à voix basse sur l’Empereur, dont le corps était gisant à quelques pas de nous. Marchand, je ne sais plus à quelle occasion, prend mon enfant, se dirige vers le lit, et lui fait poser les lèvres sur la main à peine refroidie de l’Empereur...
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Alors des ouvriers, armés de leurs truelles, s’empressent de descendre, ôtent l’anneau, scellent la dalle et la garnissent de ciment. Tout est fini. Avant de quitter la vallée, nous cueillons quelques branches des saules qui ombragent la tombe et, la tristesse dans l’âme, nous reprenons lentement le chemin de Longwood, nous retournant par instants pour jeter les yeux vers cet endroit où git le corps de l’Empereur.
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