Résumé

Portrait de Hudson Lowe Hudson Lowe Dans la chambre de Napoléon mourant… (1910)

Si je vous ai bien compris, monsieur le Comte, vous n'avez qu'une pauvre opinion du docteur Antommarchi, et cependant vous n'appelez aucun médecin anglais. — Vous dites vrai, monsieur le Gouverneur, ni l'Empereur, ni moi, n'estimons beaucoup les soins d'Antommarchi. Aussi, je ne cesse de m'employer pour qu'on ait recours au docteur Arnott, qui m'inspire, lui, une pleine confiance. L'Empereur est dans de mauvaises mains, voilà mon avis, et je voudrais bien l'en tirer. Ce n'est pas dans un jeune homme de trente ans, sans expérience, qu'on se fie.
Source : Gallica

Portrait de Hudson Lowe Hudson Lowe Dans la chambre de Napoléon mourant… (1910)

L'AGONIE ET LA MORT DE L'EMPEREUR 119
18 AVRIL
L'officier d'ordonnance attaché à Longwood a envoyé avant midi la communication suivante : « Le général Bonaparte a paru ce matin très bas, nullement mieux au docteur Arnott. Il peut vivre encore trois ou quatre semaines au plus, m'a dit à moi-même le comte de Montholon. Toute sa force semble être passée de son corps dans la tête. Il se rappelle maintenant toutes les choses des anciens jours. Il n'a plus de stupeur, sa mémoire est revenue, et il parle continuellement de ce qui aura lieu à sa mort. »
Source : Gallica

Portrait de Hudson Lowe Hudson Lowe Dans la chambre de Napoléon mourant… (1910)

Sans doute. Mais d'abord les années de SainteHélène sont-elles plus tristes que celles-ci : 1812, 1813, 1814 et 1815, sur lesquelles on a publié tant de livres ? L'exil de Napoléon est-il plus douloureux que la retraite de Russie, que Leipsick, que Fontainebleau, que Waterloo ? Assurément non. Il ne l'est même pas autant. Le malheur définitif serre moins le coeur que le malheur en suspens, en progrès ; la ruine accomplie est moins poignante que la chute.
Il ne faut pas croire, ensuite, que Sainte-Hélène n'offre rien de grand. Sans armée, sans cour, sans palais, Napoléon continue à faire là
Source : Gallica

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