Résumé

Relation de la maladie et de la mort de Napoléon Bonaparte… (1821)

On sait que surceux du caractère de Bonaparte, c'est-à-dire, où l'imagination domine, la confiance aveugle dans le médecin, est la condition préalable et indispensable du traitement, et en quelque sorte , la moitié de la cure.
Selon M. Arnott, cette cure eût été aussi radicale que prompte, si la détention de l'ex-monarque eût été levée, ne fût-ce que fictivement, vision lui eût accordé, à lui et aux siens, la liberté de se réfugier aux Etats-Unis. Mais la politique égoïste des modernes, peut-elle se concilier avec l'humanité ?
Source : Gallica

Relation de la maladie et de la mort de Napoléon Bonaparte… (1821)

Son coeur , que Bertrand et Montholon désiraient rapporter en Europe, a été remis dans le cerceuil ; mais il est dans une coupe d'argent remplie d'esprit de vin ; son chirurgien désirait garder l'estomac; mais il a été également conservé dans une coupe d'argent. Comme tout ce qui a rapport à un homme si extraordinaire doit être extrêmement intéressant , je vous dirai qu'après avoir assisté à ses funérailles , je me suis rendu à Longwood, où Marchand, son domestique, me montra sa garde robe.
Source : Gallica

Relation de la maladie et de la mort de Napoléon Bonaparte… (1821)

En ouvrant l'abdomen, on vit que la coiffe qui couvre les boyaux (l'omentum) était extraordinairement grasse ; et en examinant l'estomac, on s'aperçut que ce viscère était le siége d'une grande maladie. De fortes adhésions liaient toute la surface supérieure, surtout vers l'extrémité du pylore jusqu'à la surface concave du lobe gauche du foie ; en les séparant, on découvrit qu'un ulcère pénétrait les enveloppes de l'estomac, à un ponce du pylore, et qu'il était assez grand pour y passer le petit doigt.
Source : Gallica

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