Albine de Montholon,
Souvenirs de Sainte-Hélène
“ L’Empereur s’amusait beaucoup des jeux de nos enfants et en riait. Il est impossible d’avoir le rire plus vrai, ce qui est un signe caractéristique de bonté. Pour passer le temps du déjeuner au dîner, on jouait à un jeu qui pût occuper tout le monde : le Macao, le vingt et un. On s’asseyait autour de la table de la salle à manger qui nous servait de salon. La conversation s’établissait, et l’Empereur était là aimable et en parfaite liberté d’esprit. Il aimait à taquiner. Un jour, entre autres, il tourmentait le duc de Rovigo sur sa fortune qu’il disait devoir être considérable. ”
