Gustave Flaubert,
Passion et vertu
“ Pauvre Mazza ! tant d’amour, de cœur et de tendresse pour une indifférence si froide, un calme si raisonné ! Elle tomba dans l’affaissement et le dégoût. « Je croyais, dit-elle un jour, qu’on pouvait mourir de chagrin ! ». Du dégoût elle passa à l’amertume et à l’envie. C’est alors que le bruit du monde lui parut une musique discordante et infernale, et la nature une raillerie de Dieu ; elle n’aimait rien et portait de la haine à tout ; à mesure que chaque sentiment sortait de son cœur, la haine y entrait si bien qu’elle n’aimait plus rien au monde, sauf un homme. ”
