Michèle Opdebeck, Linges ; Passages à gué (1974)
“ Tangente, oublie la rive heureuse des pensées de feutre jaune sous l'épanouie. Sables mouvants. La vie se pend à une fenêtre, tombe comme un chat sur l'asphalte bouillant. Si elle se perd, personne ne pardonnera plus à l'osier ses querelles ni n'offrira de robes aux fruits verts ou blets. La rue ravaude ses rives. Les faux ont glané de maigres péchés et tressent des breloques de mouvantes pépies. Amant, regard fauché par les pailles de l'été en sueur, tu veux le geste sec, lent, bien dessiné. Le sang noir du malade, la peau sombre gangrénée. ”
