Pierre Guédy, L'heure bleue : illustré par la photographie d'après nature (1899)
“ Rabyn- Gaill s'est couchée sur le sable, à quelques pas : son courage la stupéfie. Elle répond enfin aux caresses d'Amed ; pour la première fois ses yeux se fixent sur ses yeux, ses lèvres se tendent frémissantes sur ses lèvres. Le bien-aimé exulte d'un bonheur inouï. Il presse sur son cœur la divine fathma, dont jamais, même en rêve, il ne s'était vu l'élu pour une nuit d'amour. Car il ne doute pas qu'il ne va l'avoir, qu'il ne va la prendre, qu'il ne va, tout à l'heure, cueillir cette fleur, dérober cette étoile. Elle est déjà plus caressante. ”
