Auguste Mario

Élements biographiques

Auguste Mario,  L'horrible perfidie : roman dramatique inédit (1938)

“ Philippe. Il est, je sais, dans un tiroir de la commode de sa chambre...
— Ah ?...
Ils allèrent tous deux dans la chambre de la morte. Là, dès le seuil, tout le passé, le passé aboli, assaillit Philippe avec plus de force. Toutes les images de jadis se dressèrent dans son souvenir. Et sur ces images faites de lumineux bonheur, une autre image, atroce, se superposait. Il revoyait la chère créature sur le lit d'agonie. Un sanglot monta à sa gorge.
— Philippe !... murmura Jacqueline, en lui prenant les mains.
— Ah ! Jacqueline !... Jacqueline !... Chaque fois que j'entre ici!...
”
Source : Gallica

Auguste Mario,  Vengeance et folie (1936)

“ La vengeance est une douce chose. La vengeance sans rien gâter, la vengeance silencieuse, dans l'ombre, ignorée de tous, est un fait suave...
Dès que Franceschiello eut disparu dans la ruelle voisine, et que la silhouette de Luigia eut disparu dans l'intérieur de la maison, Nazaro Sferra sortit avec précaution du puits, et, sûr de ne pas être aperçu lui-même, s'éloigna à son tour, se glissant dans l'ombre des treilles, et disparut.
”
Source : Gallica

Auguste Mario,  Nita la Rouge (1936)

“ Dans le faible rayon de clarté que projetait le foyer, Fédor Fédérovitch voyait se découper dans cette pénombre une singulière silhouette, une silhouette assez inattendue en pareil lieu, celle d'un cavalier vêtu de peaux brutes, qui était immobile à quelques pas de lui.
Penché sur l'encolure de son cheval, l'homme, une main au-dessus de ses sourcils, le considérait avec quelque méfiance. Les lueurs des flammes faisaient luire ses prunelles vives, qui brillaient dans l'ombre comme celles d'une bête sauvage et le canon de sa carabine qu'il tenait à son poing.
”
Source : Gallica

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