Auguste Mario

Résumé

Auguste Mario,  Vengeance et folie (1936)

“ La vengeance est une douce chose. La vengeance sans rien gâter, la vengeance silencieuse, dans l'ombre, ignorée de tous, est un fait suave...
Dès que Franceschiello eut disparu dans la ruelle voisine, et que la silhouette de Luigia eut disparu dans l'intérieur de la maison, Nazaro Sferra sortit avec précaution du puits, et, sûr de ne pas être aperçu lui-même, s'éloigna à son tour, se glissant dans l'ombre des treilles, et disparut.
”
Source : Gallica

Auguste Mario,  Vengeance et folie (1936)

“ Le seul destin, ô mon amour, le seul destin qui existe pour nous, le seul qui compte, est dans nos lèvres unies... dans nos corps enlacés... dans nos baisers... dans nos baisers grisants, qui nous tranportent en dehors de ce monde...
Grisants en effet étaient l'un pour l'autre les baisers des deux amants. Tout sombra pour eux dans leur commun vertige d'amour.
Transportés, comme disait Luigia, hors de ce monde, neuf heures tintant à Santa Lucia Nova les y ramena. C'était pour eux l'heure de la séparation. Le chanteur devait quitter sa maîtresse.
”
Source : Gallica

Auguste Mario,  Vengeance et folie (1936)

“ Franceschiello, comme d'habitude, longea la zone d'ombre des treilles épaisses qui ensevelissait sa silhouette furtive, et ne déboucha dans la clarté de la lune qu'à une certaine distance de son point de départ, puis s'éloigna, allègre, assuré que nul œil indiscret n'avait pu l'apercevoir.
Il se trompait.
Quand il avait exploré d'un regard attentif la piazzetta déserte, ainsi que ses alentours, il n'avait
vu en effet âme qui vive, mais n'avait pu voir un visage, un visage très pâle, qui émergeait à peine du puits, juste au niveau de la margelle, et qui le suivait de ses yeux de braise.
”
Source : Gallica

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