Auguste Mario, Nita la Rouge (1936)
“ Dans le faible rayon de clarté que projetait le foyer, Fédor Fédérovitch voyait se découper dans cette pénombre une singulière silhouette, une silhouette assez inattendue en pareil lieu, celle d'un cavalier vêtu de peaux brutes, qui était immobile à quelques pas de lui. Penché sur l'encolure de son cheval, l'homme, une main au-dessus de ses sourcils, le considérait avec quelque méfiance. Les lueurs des flammes faisaient luire ses prunelles vives, qui brillaient dans l'ombre comme celles d'une bête sauvage et le canon de sa carabine qu'il tenait à son poing. ”
