Jonas Lie

Résumé

Jonas Lie,  L’Ermitage

“ Et Hans eut le pressentiment que ce bateau pouvait être la cause de sa perte. Mais plus les événements lui paraissaient mal se présenter, plus il s’efforçait d’en tirer bon parti.
Dans la pâleur grise de l’aube, avant que le Finnois fût levé, il se dirigea vers le rivage.
Mais, chose singulière, la neige s’accumulait en tas de plus en plus hauts, à perte de vue : plus il avançait et plus la blancheur du paysage reculait, plus profondément il enfonçait : impossible d’arriver à la mer. Et jamais il n’avait vu l’aurore boréale prolonger son éclat aussi loin dans la journée.
”
Source : Wikisource

Jonas Lie,  L’Ermitage

“ Hans suffoquait. Il pressentait que par ce bateau il allait se rendre complice d’une abomination.
« Tu t’imagines, peut-être, que tu auras tout pour rien ? » dit avec une horrible grimace le Draug.
Là-dessus il y eut un sifflement, comme si quelque chose de lourd voltigeait autour du hangar et puis un rire : « Si tu veux le bateau du marin, il faut prendre en même temps le bateau du mort. Frappe trois fois ce soir sur le bout de quille avec ton marteau et on t’aidera à construire des bateaux comme l’on n’en trouvera pas dans tout le Nordland. »
”
Source : Wikisource

Jonas Lie,  L’Ermitage

“ Le soleil brûlait et tout au loin sur la terre ferme les plaines couvertes de neige étincelaient.
Hans reconnaissait parfaitement le promontoire et le rivage auquel il allait atterrir. La fumée qui s’élevait là-bas sortait de la hutte du Sorcier Finnois. Et lui-même était sur le seuil. Il levait et abaissait son bonnet pointu, encore et encore, au moyen d’une espèce de corde faite avec des tendons qui passait droit à travers son corps : toute sa peau craquait.
Et là-haut, certainement aussi, c’était Seimke.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature