Résumé

Grand dictionnaire universel du XIXe siècle…

Un bac étant généralement très-chargé, sa forme d’ailleurs rendant considérable la résistance due au liquide déplacé pendant la marche, ce n’est pas avec des avirons qu’on le fait avancer ; on utilise l’action du courant, qui fait passer le bac d’une rive à l’autre, grâce a la réaction d’un cordage tendu en travers du cours d’eau, ou, ce qui est préférable toutes les fois qu’on le peut, fixé par une ancre en amont du passage ; dans ce cas, le système porte le nom de traille.
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Dans les trailles, au contraire, le câble n’éprouve d’autre tension que celle qui provient de la réaction du courant sur le bac. Il est à regretter que ce système soit peu connu en France, où l’on en voit peu d’applications, tandis qu’on en trouve de nombreuses sur l’Escaut, le Rhin et le Pô. Disons d’ailleurs que l’avantage des trailles n’est très-sensible que sur les fleuves larges et rapides. Pour la facilité des manœuvres, il faut que le câble d’une traille soit au moins égal à la largeur du fleuve ; il est soutenu de distance en distance par de petits pontons.
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Le gouvernail permet d’utiliser l’action du courant dans l’un et l’autre cas, en faisant glisser le bac le long du câble tendu, ou en lui faisant décrire un arc de cercle dont l’ancre est le centre, quand le bac est à traille. Pour que le passage s’effectue plus rapidement, on ajoute souvent l’action des rames à celle du courant, ou, quand la disposition du cordage le permet, on se hale en le plaçant sur l’épaule et en marchant de l’avant à 1 arrière du bac sur la diagonale suivant laquelle le câble le traverse.
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