Pieu (construction)

Définition et enjeux

Daniel Ramée,  L'architecture et la construction pratiques… (1885)

“ Dans le cas où l'emplacement destiné à recevoir des fondements offre d'anciens pieux dont on ne peut se servir pour une cause quelconque et qu'il faut faire disparaître ; quand, dans le battage de pieux nouveaux, ceux-ci ne s'enfoncent pas d'une manière satisfaisante et convenable, ou bien quand il s'agit, après les fondements achevés, d'enlever des pieux ayant servi à des batardeaux, voici comment il faut opérer. Pour extraire un ancien ou un nouveau pieu du sol, il faut lui faire subir un ébranlement en le frappant sur ses côtés ”
Source : Gallica

Daniel Ramée,  L'architecture et la construction pratiques… (1915)

“ Il est impossible d'indiquer la hauteur du battage d'un pieu opéré par un certain poids du mouton, et il est tout aussi impossible de préciser par la nature du battage combien un pieu pourrait supporter de charge une fois enfoncé. C'est ce que l'expérience seule peut apprendre : car dans un sol de nature égale le battage des pieux est quelquefois différent, et dans un sol de nature inégale le battage est nécessairement inégal dès que les couches de matières à travers lesquelles les pieux sont chassés se trouvent différentes. ”
Source : Gallica

Daniel Ramée,  L'architecture et la construction pratiques… (1915)

“ Si la longueur des pieux dépasse 5 mètres, leur diamètre doit augmenter de 25 millimètres au moins pour chaque mètre cinquante centimètres en plus des 5 mètres.
Les bois les plus estimés pour l'usage des pieux sont le mélèze, le sapin (non saigné) , le hêtre et le chêne. On choisira toujours des bois sains, bien droits, sans nœuds et sans fentes. La plus petite grosseur du pieu sera placée en bas pour entrer dans le sol ; et, afin que le battage se fasse avec plus de facilité, on écorcera les pieux avant de les enfoncer.
”
Source : Gallica

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