Béton armé

Définition et enjeux

Portrait de Paul Jamot Paul Jamot A. G. Perret et l'architecture du béton armé (1927)

Seul, le béton armé rend possible une telle œuvre. Suivant les circonstances de temps et de lieu, on a vu, ici ou là, le règne légitime, tantôt de la pierre, tantôt de la brique ou du fer. Aujourd'hui, et pour tout pays, c'est le tour du béton armé. Un architecte qui de nos jours se prive du
béton et des prodigieuses ressources qu'il y trouverait se conduit comme un homme d'affaires ou un industriel qui refuserait d'installer chez lui le téléphone ou l'électricité.
Source : Gallica

Daniel Ramée L'architecture et la construction pratiques… (1915)

Les mots béton armé et ciment armé sont si couramment employés indistinctement l'un pour l'autre, que dans le langage ordinaire ils sont devenus synonymes; il est toutefois bon de rappeler qu'au point de vue technique le béton est du ciment auquel on a ajouté du sable, du gravier, de la pierraille, et qu'en réalité dans tous les travaux c'est le béton armé que l'on emploie ; le ciment armé n'est guère employé que dans les cas où la résistance n'a qu'une importance secondaire comme par exemple dans la construction de minces cloisons de séparation de pièces, de bureaux etc.
Source : Gallica

Portrait de Paul Jamot Paul Jamot A. G. Perret et l'architecture du béton armé (1927)

La construction en béton armé se prête mieux que toute autre à la pratique du revêtement. Une façade de marbre accrochée à la brique tombe fatalement au bout d'un temps plus ou moins long, par l'effet des différences de tassement. Avec le béton armé, pas de tassement, donc pas de chute. Lorsque l'architecte dispose un vêtement de marbre sur un corps de fer et de béton, il procède comme le peintre qui a dessiné avec soin une figure nue avant de l'habiller.
Source : Gallica

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