Anatole Le Braz,
La terre du passé
“ En attendant la «paix celtique», annuellement proclamée à l'Eisteddfod, ce sont des visions de guerre qui défilent devant nos yeux; des gueules de canon bâillent aux embrasures des forts; des torpilleurs s'échelonnent le long de l'île blonde, pareils à d'immenses alligators au repos... Southampton maintenant—et toute la tristesse lourde, accablante, d'un dimanche britannique, compliquée de l'horreur banale d'une cité industrielle. J'aspire vers l'Ouest, vers la fraîcheur galloise que je savoure, par avance, comme l'haleine d'une autre patrie. ”
