comtesse Céleste Vénard de Chabrillan, Mémoires de Céleste Mogador, Volume 3
“ Sais-tu ce que c’est que le désespoir? c’est le cœur déchiré, c’est le rêve évanoui, c’est le réveil à la réalité. Eh bien! Céleste, voilà ce que j’ai aujourd’hui. Tu m’as trompé cinq ans, jusqu’au jour où tu as été sans pitié. Que m’importe aujourd’hui l’avenir, la misère? Oh! je sais ton raisonnement; tu n’as même pas pitié de moi.—J’ai ma famille, dis-tu, qui viendra à mon secours; mais tu ne sais donc pas que quand je mourrai, ma famille ne le saura que trois mois après.—Et puis, je ne veux rien; où donc serait le prix de mes sacrifices pour toi, si j’avais compté sur les autres? ”
