Leopold von Sacher-Masoch,
La Czarine noire et autres contes sur la flagellation
“ Pendant que les autres femmes se paraient d’étoiles de Bysance, de fourrures et de perles, tu défaisais tes cheveux d’or et, rejetant tout vêtement, descendais dans l’onde, belle comme Cypris. Ainsi tu m’as vaincu. — Un jour, tu me dis : « Va, tu es libre », et comme je te regarde avec de grands yeux étonnés : « Ne t’occupe pas de moi », dis-tu. Et tu te prosternas devant moi, toi, le czar ! Mais je te relevai et je t’embrassai. Ainsi je devins tienne. — Ainsi nous changeâmes de rôles : tu devins souveraine, et moi, esclave. — Ne raille point. — Ne t’aimé-je pas plus que mon Dieu ? ”
