Résumé

Les heures du soir de la jeunesse… (1858)

Tous les jours, le petit prince venait lui-même soigner son oiseau, lui donner des graines et du mouron frais; enfin ce qu'il y a de bien singulier c'est que, sans se douter du nom de la princesse, il l'avait appelée tout de suite ma petite Bien-aimée !
Dès que Charmant approchait de la volière, Bien-aimée, qui se guérissait à merveille des morsures du chat, Bien-aimée battait des ailes et volait aussitôt sur les doigts ou sur l'épaule du petit prince, car elle s'ennuyait dans la société des oiseaux, elle princesse! mais aussi lorsqu'il arrivait, comme elle devenait joyeuse!
Source : Gallica

Les heures du soir de la jeunesse… (1858)

Je sais cela ! répondit l'ange; j'ai été ce pauvre petit garçon qui ne marchait qu'à l'aide de béquilles. Je connais peut-être bien ma fleur !
Et l'enfant, ouvrant de grands yeux, regarda l'ange au visage beau et rayonnant, et, au même moment, ils étaient dans le ciel, où il n'y avait plus que joie et félicité.
Dieu pressa l'enfant sur son cœur; alors il lui vint des ailes comme à l'autre ange ; il vola avec lui, la main dans sa main. Puis Dieu pressa toutes les fleurs sur son cœur : mais la pauvre fleur des champs, il la baisa
Source : Gallica

Les heures du soir de la jeunesse… (1858)

Hélas ! mon pauvre Faro, lui dis-je, peut-être bientôt tu ne me verras plus; il nous faudra, la mère et moi, mourir de faim, si le bon Dieu ne vient pas à notre secours.
Je ne sais si les chiens entendent ce qu'on leur dit, mais j'avais à peine prononcé ce discours que Faro s'éloigna un instant et revint avec un lièvre qu'il posa sur mes genoux, puis il s'éloigna de nouveau et revint avec un second lièvre. Le bon animal était resté deux jours sans
manger, chagrin de ne plus me voir, et il m'apportait, par un secret instinct que je ne comprends pas, sa chasse pour me consoler.
Source : Gallica

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