Catherine Baker, Pourquoi faudrait-il punir
“ Il est aberrant de penser qu’un mal compense ou annule un autre mal. Il le multiplie. Il touche le coupable, mais aussi tous ses proches. Mais qu’un petit soit massacré par l’enfermement de sa mère n’émeut personne : « C’est de sa faute à elle, elle n’avait qu’à réfléchir avant ». Le suicide d’un fils de criminel ne compte pour rien. Quant à l’enfant qui espère venger un jour son père en reprenant cette vendetta, ce n’est qu’un gibier de potence, son destin est tout tracé, on ne va quand même pas pleurer. Et pourtant... Quand on fait du mal à quelqu’un, il devient une victime. ”
