Édouard Ledeuil

Élements biographiques

Édouard Ledeuil Campagne de 1870-1871. Châteaudun 18 octobre 1870 (1871)

A la barricade de la rue d'Orléans deux ou trois cadavres ensanglantaient la pierre.
Sur la place de l'Hôtel-de-Ville, Seillade et Fruntz de la 7e gisaient sur le soi; Seillade qui, tombant à dix-neuf ans, ne trouve dans son patriotisme que ces mots : « Mourir, sans avoir tué un Prussien ! »
A la barricade de la rue de Chartres, c'étaient d'autres nobles cœurs qui étaient frappés, Évrard, Villain, Maure.
Mais ce n'est pas le moment de la pitié.
Le lieutenant Roussel monte dans le clocher et voit une colonne profonde s'avancer sur les routes de Toury et d'Orléans.
Source : Gallica

Édouard Ledeuil Campagne de 1870-1871. Châteaudun 18 octobre 1870 (1871)

Vive Châteaudun! vive les francs-tireurs ! vive la France ! disaient toutes ces poitrines vaillantes. Et sur les seuils, comme dans nos rangs, on reprenait en chœur ces vers sublimes : Par la voix du canon d'alarmes, La France appelle ses enfants.
Allons, dit le soldat, aux armes !
C'est ma mère, je la défends.
Mourir pour la patrie, C'est le sort le plus beau, le plus digne d'envie.
Source : Gallica

Édouard Ledeuil Réponse à un duc candidat à la couronne d'Esframarous (1869)

Monsieur le Duc, je vous demande si votre intention est de monter sur le trône pour en descendre dans dix ans ? Je ne le pense pas. Croyez-m'en donc, demandez au peuple d'Esframarous qu'il rédige la Constitution qu'il entend faire observer; vérifiez-la, article par article, et rayez d'un hardi trait de plume tout ce qui vous donnerait trop de pouvoir. Laissez la charge des suprêmes décisions au pays qui en prendra ainsi la responsabilité. Ne soyez que son mandataire, exécutant fidèlement ses ordres. Vous aurez, de cette façon, tous les profits, tous les honneurs et aucun risque à courir.
Source : Gallica

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