François Brun, Les Francs-Tireurs des Alpes-Maritimes pendant la campagne de 1870-71 (1889)
“ La ville était en feu. La barricade de la gare, que défendait un petit poste de gardes nationaux, car on ne s'attendait pas à une attaque de ce côté, fut tournée par les Allemands qui débouchèrent sur la place d'où ils balayaient les rues par des feux de peloton. Nos volontaires les chargèrent à la baïonnette en chantant la Marseillaise et leur firent à plusieurs reprises lâcher pied. Bientôt, devant les masses allemandes se renouvelant sans cesse, ils furent obligés de songer à la retraite qui s'effectua par le pont du Loir et la route de Courtalin. ”
