Louis Michel Rigaud de L'Isle

Résumé

Louis Michel Rigaud de L'Isle Recherches sur le mauvais air et ses effets (1832)

L'étranger qui se trouverait tout-à-coup dans une salle d'hôpital infectée y serait comme dans le voisinage des marais : en plein jour il y courrait moins de risques; elle y est échauffée par des feux comme l'atmosphère par le soleil ; les miasmes sont élevés et disséminés jusque dans le haut des appartemens, de même qu'ils le sont en plein air aux mêmes époques. La nuit il y courrait plus de dangers; la chaleur y diminue et les miasmes tombent ici avec la vapeur, comme ailleurs avec la rosée.
Source : Gallica

Louis Michel Rigaud de L'Isle Recherches sur le mauvais air et ses effets (1832)

De même que les maladies ordinaires de mauvais air n'ont pas en elles le principe de leur reproduction et n'ont pas été regardées comme contagieuses tant que l'air n'a pas été tellement infecté qu'il attaquait indistinctement tous ceux qui le respiraient.
De même encore, on observe chaque jour dans les hôpitaux, des malades attaqués du typhus qui ne communiquent pas leur maladie aux personnes qui
les visitent, qui les soignent ni même à celles qui sont couchées tout près ou sous les mêmes couvertures, tant que l'atmosphère des salles et tout ce qui s'y trouve n'est pas totalement infecté.
Source : Gallica

Louis Michel Rigaud de L'Isle Recherches sur le mauvais air et ses effets (1832)

Tout le monde connaît encore l'ouvrage de M. de Mertens, sur la peste de Moscou. Il semble aussi qu'il s'est mépris sur les caractères de la fièvre des prisons ; il nous paraît, du moins, qu'il a confondu cette maladie avec celles produites par le mauvais air des marais et même avec la peste (2) .
Qu'on se méprenne sur le caractère de ces maladies, c'est, suivant toutes les apparences, ce dont il
n'est peut-être pas très-aisé de se défendre; mais il ne peut pas l'être autant, à beaucoup près, de se méprendre sur la cause première et l'origine des miasmes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature