Résumé

Claude Balme Quelques notes sur les effluves marécageux… (1846)

II. C'est sans doute à tort qu'on a prétendu (3) que des épidémies contagieuses ne changent point de nature, quelle que soit la saison, et que le principe de la contagion est indépendant de l'air libre. Je prétends encore qu'on n'a pas été plus fondé à ne pas croire à la contagion d'une maladie, parce que l'inoculation de cette dernière, faite hors des foyers d'infection ou dans des lieux salubres (4) , a été sans résultat. Car, en supposant ces deux circonstances, l'on ôte ce qui est le plus essentiel à la propagation de la maladie.
Source : Gallica

Claude Balme Quelques notes sur les effluves marécageux… (1846)

XXXIII. Il ne faut pas oublier que ces êtres immoraux, dont il vient d'être parlé, et dont la physionomie est continuellement défigurée par l'arrogance, par cette fluxion humorale qui comprime et oblitère leurs organes sensitifs, et dont le teint blafard n'est parfois animé que par le reflet de l'or qu'ils convoitent; en un mot, que ces ennemis de l'ordre et de la société renferment dans leur sein les germes de leur destruction, dont le développement n'attend que l'étincelle que fournit l'approche d'un malade auquel ils sont inférieurs par le cœur et l'esprit.
Source : Gallica

Claude Balme Quelques notes sur les effluves marécageux… (1846)

Néanmoins, les altérations intellectuelles, les manies, comme le suicide, etc., commencent, depuis quelque temps, à se manifester parmi le peuple malheureux, pendant qu'un autre genre d'aliénation mentale se déclare chez les prétendus heureux du siècle qui ont acquis ou qui veulent acquérir une position en apparence plus avantageuse. Mais ce changement est le résultat d'une aberration gouvernementale qui cause volontairement et presque nécessairement une corruption morale; elle déborde de toutes parts, ébranle la société et étouffe tout sentiment généreux d'humanité et de justice.
Source : Gallica

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