Résumé

Léon Gigot-Suard Recherches expérimentales sur la nature des émanations marécageuses et sur les moyens d'empêcher… (1859)

Je crois avoir démontré Que l'air qui environne les eaux stagnantes renferme une quantité plus ou moins considérable de détritus organiques constitués principalement par des débris de végétaux, d'insectes, et d'animalcules infusoires ; Que ces principes, existant en grande partie dans les eaux, sont répandus dans l'atmosphère par la vapeur formée à leur surface, et en même temps par les vents, lorsque le sol est à sec; Qu'on les retrouve dans l'humus des sols marécageux, même longtemps après leur dessèchement ; Qu'ils sont réellement la cause productrice des phénomènes de l'impaludation
Source : Gallica

Léon Gigot-Suard Recherches expérimentales sur la nature des émanations marécageuses et sur les moyens d'empêcher… (1859)

Supprimerait-on de la surface du globe tous ces cloaques où la nature semble étaler un luxe d'insalubrité et de mort, parviendrait-on a enchaîner dans leurs lits ces immenses masses d'eau qui, après avoir rompu leurs digues, vont semer au loin tant de germes de destruction, que, de temps à autre, les phénomènes de l'intoxication palustre se manifesteraient encore. Des pluies torrentielles, par exemple, peuvent former accidentellement, sur les terrains imperméables, des foyers où s'élaborent et fermentent des miasmes délétères.
Source : Gallica

Léon Gigot-Suard Recherches expérimentales sur la nature des émanations marécageuses et sur les moyens d'empêcher… (1859)

Il suffit de citer ces hypothèses et ces expériences pour montrer notre ignorance sur la nature des miasmes paludéens. Personne, jusqu'ici, n'a vu les animalcules auxquels certains auteurs ont attribué les phénomènes de l'impaludation. La flouve, le rhizophore, le calamus, le chara vulgaris, sont des plantes très innocentes du mal dont on les accuse. Les gaz recueillis sur les marais, quand ils sont préparés artificiellement, peuvent être souvent respirés, dans des proportions considérables, et pendant longtemps, sans déterminer des accidents analogues à ceux produits par l'impaludation.
Source : Gallica

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