Hyacinthe Cabrol, De l'Algérie sous le rapport de l'hygiène et de la colonisation (1863)
“ Ces dispositions innées, auxquelles l'éducation n'a rien ajouté, passent inaperçues chez un ennemi, et comme elles s'exercent hostilement contre nous, nous n'avons appris à connaître l'Arabe que par ses vices ou par ses défauts ; aussi nous avons l'habitude de le peindre comme faux, avare, perfide, avide, méchant, paresseux et assassin, vices incontestables que la violence ne fera qu'enraciner, et qu'il importe d'étouffer par la culture des facultés dont nous connaissons l'existence. L'éducation d'un peuple, comme celle de l'individu, se fait par la substitution d'une idée à une autre. ”
