Résumé

Gustave Vesian De la Colonisation en Algérie, par Gustave Vesian (1850)

Nous ajoutons que si les colons européens devaient se borner à la culture des céréales, mieux vaudrait cent fois, dans l'intérêt de la France, ne pas les envoyer en Afrique, et laisser aux indigènes le soin de produire les orges et les blés. Car l'État, dans le but de protéger le cultivateur européen contre la concurrence des Arabes, s'impose tous les ans des sacrifices considérables, qui, pourtant n'empêchent pas la ruine des colons; et ces sacrifices, c'est la culture exclusive des céréales qui l'oblige à les faire.
Source : Gallica

Gustave Vesian De la Colonisation en Algérie, par Gustave Vesian (1850)

Il faut qu'on le sache, le cultivateur européen qui va en Afrique n'a sur les ouvriers des villes d'autre avantage que d'avoir habitué son corps aux fatigues des travaux des champs. Son éducation de cultivateur africain est toute entière à faire. Le sol, le climat, la chaleur et les pluies d'Afrique ne ressemblent en rien aux terres, au climat, à la température de France. Les modes de culture que l'expérience ou la tradition ont enseignés aux cultivateurs européens ne sont pas ceux qui conviennent aux terres de l'Algérie.
Source : Gallica

Gustave Vesian De la Colonisation en Algérie, par Gustave Vesian (1850)

Mais au point où en est la colonisation en Afrique, après les malheurs et les déceptions éprouvés par les premiers colons, il ne suffit plus pour y appeler les travailleurs et les capitaux de rassurer les esprits sur les craintes inspirées par les influences du climat et les entreprises des Arabes. Pour faire renaître la confiance il faut que le succès d'une grande entreprise dissipe toutes les préventions et prouve que la colonisation de l'Algérie offre des avantages et une sécurité qu'on trouverait difficilement ailleurs.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature