Jean-Alexandre Le Pays de Bourjolly

Résumé

Jean-Alexandre Le Pays de Bourjolly Colonisation et mode de gouvernement en Algérie… (1851)

L'autorité civile ne peut inspirer aux Arabes ni l'un ni l'autre de ces deux sentiments : je l'ai suffisamment démontré. C'est donc à l'armée à commencer l'oeuvre; c'est à l'autorité civile à l'achever.
Ici j'entends une première objection, et c'est peut-être la plus grave dans l'esprit de ceux qui la font. L'armée ne sait que combattre et ne sait pas civiliser, disent-ils. L'armée porte avec elle sa force et sa discipline, et non l'action civilisatrice qui conduit à l'assimilation des peuples. Elle ne peut rien apprendre, rien enseigner, elle ne sait qu'obéir passivement.
Source : Gallica

Jean-Alexandre Le Pays de Bourjolly Colonisation et mode de gouvernement en Algérie… (1851)

Le gouvernement militaire est donc indispensable pour longtemps encore en Algérie. Il est indispensable, parce qu'on a affaire à une population guerrière qui, quoi qu'on en dise, ne souffre qu'impatiemment le joug de la France, si doux et si humain qu'il soit fait.
Il est indispensable, parce qu'avant tout il faut pourvoir à la sécurité du pays, et que pour prendre ces vastes mesures, il faut l'unité du commandement qui ne doit rencontrer ni gêne ni entraves.
Source : Gallica

Jean-Alexandre Le Pays de Bourjolly Colonisation et mode de gouvernement en Algérie… (1851)

L'autorité militaire est plus à même que l'autorité civile de jeter les germes de la civilisation.
L'autorité militaire doit donc prédominer; quant à présent, et marcher avant l'autorité civile, qui fonctionnera à son ombre dans des limites tracées, et dans toute l'indépendance de son action étendue sur une certaine agglomération d'Européens, jusqu'au moment où l'assimilation des deux peuples lui donnera le rang qu'elle occupe en France.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature