Résumé

Colonisation de l'Algérie ; par un officier de l'armée d'Afrique… (1847)

Notre intérêt le plus proche est de pacifier notre conquête. Rendre notre domination paisible pour tous, bienfaisante pour le peuple conquis et productive pour le peuple conquérant, n'est-ce pas satisfaire à la fois tous les intérêts?
Le moyen le meilleur, le plus rapide, le seul honorable de concilier notre devoir et notre intérêt, c'est la colonisation ; la colonisation en mode combiné qui emploiera, qui utilisera tous les élémens et toutes les forces des deux peuples, qui les rapprochera d'abord, les unira plus tard et n'en fera plus qu'un seul et même peuple.
Source : Gallica

Colonisation de l'Algérie ; par un officier de l'armée d'Afrique… (1847)

Faudrat-il attendre bien des années pour que le malheureux colon soit obligé de se dessaisir de ces quatre hectares qu'on lui réserve en faveur du capitaliste entrepreneur qui, de - venu bientôt le véritable et le seul propriétaire de la terre et des maisons, dépensera à Paris dans le luxe et la mollesse le produit le plus net et le plus clair des magnifiques domaines qu'il aura créés avec l'argent de la France? Y aura-t-il bien loin alors de l'état de l'Algérie à celui de l'Irlande qui dévore aujourd'hui les millions de l'Angleterre, sans pouvoir apaiser sa faim?
Source : Gallica

Colonisation de l'Algérie ; par un officier de l'armée d'Afrique… (1847)

Dès-lors il est naturel, il est logique de vouloir établir une population fortement organisée pour la résistance et la lutte, en présence d'une population ennemie, supérieurement organisée elle-même pour la guerre.
Les tribus, presque toujours en état d'hostilité entre elles, ont dû, en tout temps, se tenir prêtes à l'attaque et à la défense ; et leurs habitudes nomades expliquent suffisamment leur grande mobilité ; mais faut-il recourir à des instincts guerriers, à une admirable organisation guerrière pour expliquer leur longue résistance?
Source : Gallica

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