Résumé

V Martin De l'acclimatement et de la colonisation en Algérie au point de vue statistique (1848)

Tout cela prouve une chose, c'est que, aussi bien dans l'espace que dans le temps, la décroissance de la mortalité suit la marche progressive de la colonisation, et qu'à mesure que l'Algérie fait une conquête dans la voie des améliorations, à mesure qu'elle se rapproche des conditions normales propres à l'Europe, elle remporte en même temps des conquêtes sur la mort, qui, dès lors, moins prodigue de victimes, ne sévit plus que dans des proportions peu différentes de celles qui s'observent dans cette dernière contrée.
Source : Gallica

V Martin De l'acclimatement et de la colonisation en Algérie au point de vue statistique (1848)

Et quand on compare nos pertes en Algérie avec celles qui ont eu lieu en Amérique avant que cette république n'en vînt à ce degré de splendeur qui fait aujourd'hui l'admiration du monde, y a-t-il tant lieu de se récrier? Parmi des milliers de malheureux qui, en France, seraient morts de misère et de froid, combien ont trouvé, en Afrique, pour eux et leurs enfants, dans le produit d'un travail mieux rétribué, du pain, un abri et des vêtemens.
Source : Gallica

V Martin De l'acclimatement et de la colonisation en Algérie au point de vue statistique (1848)

Si nous additionnons, pour la classe civile, le chiffre des hommes et des femmes existans au 31 décembre de chaque année depuis 1831 jusqu'à 1846, et que nous le divisions par 16, nous aurons une moyenne fictive représentant la population au 31 décembre de chacune de ces années ; puis si nous divisons cette moyenne par le seizième du chiffre des décès d'adultes pour chaque sexe, nous aurons, en le rapportant à mille, le rapport proportionnel de la mortalité adulte à la population du même âge.
Source : Gallica

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