Joseph-Émile Cornay

Résumé

Joseph-Émile Cornay Topographie médicale de Rochefort (1846)

Dans les mois de juillet, août et septembre, il se rencontre donc un concours de circonstances tendant à rendre la ville malsaine : des marais pestilentiels à un myriamètre au sud-ouest, une chaleur humide, des vents qui passent sur ces marais et qui viennent ensuite sur Rochefort.
Il est un fait remarquable qu'il est nécessaire de rapporter ici; c'est que le côté de la ville exposé au sud-ouest est le plus maltraité, ainsi que tous les coteaux et le côté des collines exposés à ces vents pernicieux, tandis qu'un village au milieu des bois ou à l'abri d'une colline est souvent respeclé.
Source : Gallica

Joseph-Émile Cornay Topographie médicale de Rochefort (1846)

C'est l'orme qui convient le plus au sol plat des marais, car l'acacia, le frêne et le peuplier sont cassés par les vents impétueux du nord-ouest, tandis que l'orme est admiré par sa belle végétation dans le pays. L'orme seul remplit bien les conditions essentielles : c'est un arbre vivace, touffu, qui résiste aux vents , aux attaques du bétail, et qui donne un frais ombrage.
Source : Gallica

Joseph-Émile Cornay Topographie médicale de Rochefort (1846)

Dans ces vastes fosses
comme dans les canaux des marais desséchés, il se développe des crustacés, des reptiles, des coquilles, des insectes, des poissons, et une foule de végétaux aquatiques; pendant les chaleurs, tout cela entre en décomposition après révaporatien des eaux, et occasionne des émanations fétides qui portent au loin la maladie et même la mort, Le fond est aussi une boue noire putride, résultat de la décomposition qui a lieu chaque été, depuis qu'on n'y fabrique plus de sel.
Source : Gallica

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