Résumé

Jean-André Antonini Rapport médical sur l'Algérie, adressé au Conseil de santé (1841)

Quand il relève une proposition de M. Worms, qui voit les maladies par cause miasmatique passer de l'intermittence à la continuité, et devenir graves en raison directe de l'accroissement simultané de la chaleur et de l'humidité, M. Gœdorp ne remarque pas, sans doute, que pour expliquer la continuité fébrile ou la faire ressortir, ainsi que la plus grande gravité des maladies qui résultent d'un degré plus profond d'asthénie du système nerveux, le concours du miasme exhalé n'est pas absolument nécessaire ; s'il n'y en a pas en suffisante quantité on en retrouve dans l'économie même.
Source : Gallica

Jean-André Antonini Rapport médical sur l'Algérie, adressé au Conseil de santé (1841)

Les affections typhoïdes observées à Constantine ont encore de commun avec le typhus, de tirer leur origine des mêmes causes ; elles prennent naissance là où les hommes en santé ou malades se nuisent réciproquement, par les émanations qui corrompent l'air de lieux déjà malsains. La tristesse, la nostalgie, les fatigues, les privations, les exhalaisons de la matière animale et végétale, en putréfaction dans les rues, donnent un nouveau degré de force à l'influence de casernes humides, et d'hôpitaux que le soleil n'éclaire jamais, ou éclaire fort peu.
Source : Gallica

Jean-André Antonini Rapport médical sur l'Algérie, adressé au Conseil de santé (1841)

Telle est, en peu de mots, toute la pathologie présentée par M. Worms à ses collègues, libres de choisir désormais entre l'observation attentive des faits et un système qui ne les admet qu'au profit d'un seul, l'asthénie; entre une théorie progressive et un cercle inflexible dont il
n'est plus possible de franchir les limites.
Source : Gallica

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