J M D, La presse et ses enfants (1858)
“ Eh bien! va donc aussi mon livre, chargé de malédictions salutaires, proclamer par tout l'univers le châtiment qui est réservé aux coupables. Va, crie à l'Orient et à l'Occident : Malheur au temple, parce que les mauvais livres attaquent la Religion et voudraient la détruire. Malheur à la ville, parce que les mauvais livres renferment des principes destructeurs des états ; c'est de leur sein que jaillit tôt ou tard l'étincelle des révolutions : une récente expérience l'a démontré. Malheur à moi-même, parce que les traits volent de toutes parts et qu'il est bien difficile de s'y soustraire. ”
