Résumé

J M D La presse et ses enfants (1858)

Eh bien! va donc aussi mon livre, chargé de malédictions salutaires, proclamer par tout l'univers le châtiment qui est réservé aux coupables.
Va, crie à l'Orient et à l'Occident : Malheur au temple, parce que les mauvais livres attaquent la Religion et voudraient la détruire. Malheur à la ville, parce que les mauvais livres renferment des principes destructeurs des états ; c'est de leur sein que jaillit tôt ou tard l'étincelle des révolutions : une récente expérience l'a démontré. Malheur à moi-même, parce que les traits volent de toutes parts et qu'il est bien difficile de s'y soustraire.
Source : Gallica

J M D La presse et ses enfants (1858)

« Arrête, malheureux ! s'écriait jadis Lamenais avec sa foudroyante élocution, arrête. Pourquoi périrais-tu? Qui t'a condamné? Sur quoi juge-t-on qu'il finisse d'être, l'homme ? Ce corps qui se décompose, ces ossements, cette cendre est-ce donc l'homme ? Non, non, et la philosophie se hâte trop de sceller la tombe. »
Une fois mort?
Mais n'êtes-vous pas déjà mort? Votre âme n'a plus de vie depuis que le péché y est entré ; et votre corps est-il autre chose qu'un squelette dont la corruption a rongé toutes les chairs ?
Source : Gallica

J M D La presse et ses enfants (1858)

Toutes les têtes sont abattues, tous les coeurs sont languissants. Le démon de la volupté a soufflé dans les coeurs son feu impur et dévorant : d'infâmes désordres, des infirmités pleines d'ignominie, des maladies, l'opprobre de l'humanité, multiplient les morts affreuses et prématurées, et font plus de ravages que les pestes et les famines.
Les corps sont énervés et partant les âmes sont dégradées et flétries. Les mauvais livres ont faussé l'esprit et gâté le coeur : plus de pensées sublimes et élevées. « Un esprit corrompu ne fut jamais sublime, » a dit Voltaire.
Source : Gallica

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