Résumé

Romain-Pierre Ravailhe Don Juan, ou Comme quoi les mauvais sujets sont les ennemis de tout le monde autant que d'eux-mêmes… (1876)

M. D. Laverdant avait entendu d'avance le défi et l'avait accepté. En homme hardi, sûr de son plan et de ses ressources, il créait un drame aussi nouveau de forme que de fond, où il croit, de bonne foi, avoir ramené à l'ordre et à la vertu sa bête de luxure, sa brute effrénée.
« Les chrétiens évangéliques et évangélisateurs, dit-il, considèrent les choses humaines d'un regard mieux éclairé, plus serein, plus consolant que les judaïsants et que les hellénisants ».
« Il y a au fond et à la surface de ce grand homme animalisé, Don Juan, Dieu et Satan, l'ami et l'ennemi se disputant une âme. »
Source : Gallica

Romain-Pierre Ravailhe Don Juan, ou Comme quoi les mauvais sujets sont les ennemis de tout le monde autant que d'eux-mêmes… (1876)

Elle aiguise patiemment et en silence, dans la sérénité de la lumière, aussi bien que dans l'ombre de la nue, le glaive dont elle est armée, et ses coups sont inévitables.
L'oeil n'aperçoit pas tout d'abord les ravages du mal qui flatte et qui plaît. On est tout entier à la fascination du plaisir, on croirait volontiers à son éternité. Mais ce rêve de voluptés sans fin se dissipe bientôt : on se réveille l'épine au coeur, l'ennui dans l'âme, et, sans qu'on puisse l'entrevoir encore, la mort cachée dans les replis d'un organisme qu'on croyait à l'abri de toute atteinte.
Source : Gallica

Romain-Pierre Ravailhe Don Juan, ou Comme quoi les mauvais sujets sont les ennemis de tout le monde autant que d'eux-mêmes… (1876)

Avec les moeurs tombent toutes ces saintes énergies. La
satisfaction des sens devient le tout de la vie. L'âme n'est plus en elle-même, elle a passé dans la chair et le sang. La seule passion qui lui reste est une passion de brute. Le poëte épicurien l'a exprimé à sa façon, c'est-à-dire admirablement, en parlant de lui-même : Ce sont deux poëtes raffinés et de fin génie qui se font les confidences que vous allez entendre.
« Veux-tu rire au dépens d'un pourceau d'Epicure ? Viens me voir, tu me trouveras brillant d'embonpoint, la peau luisante et bien soignée » (1) .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature