Résumé

E. Quix La journée d'un philosophe (1857)

Le Baës baissa les yeux et rougit devant le regard compatissant du vieillard ; mais cette honte n'attendrit pas son coeur, ni ne le porta â la bienveillance. Le méchant est farouche et sauvage jusque dans le malheur ; et de même'que son bonheur fut égoïste, l'infortune, en lui, est défiante, envieuse et atrabilaire.
— Je suis vaincu, n'est-ce pas, s'écria-t-il avec une ironie amère ; et tu vas triompher !
— A Dieu ne plaise, Baës, répondit Jean, que je me réjouisse de votre malheur; la fortune avait mis entre nous une barrière infranchissable ; l'infortune nous rend frères.
Source : Gallica

E. Quix La journée d'un philosophe (1857)

En quoi consiste, en effet, la vraie dignité de l'homme! sans doute à se tenir dans les bornes du respect et de l' humilité que lui impose sa dépendance envers Dieu et envers la vérité : hors de là, ce n'est plus de la dignité, c'est de l'orgueil.. Quelle est donc cette dépendance? Celle d'un obligé qui tient tout de ce grand Être, la vie, le bonheur, l'espérance; celle d'un être infirme et misérable devant une Majesté souveraine, toute-puissante ; celle d'un être pécheur devant la souveraine Pureté. Concevez-vous donc que l'homme doive être bien fier, dans une telle dépendance?
Source : Gallica

E. Quix La journée d'un philosophe (1857)

Dans la bataille de la vie, le chef est Dieu. Toute gloire humaine s'efface et disparait devant la sagesse de cette Providence, qui règle les destinées de l'homme, qui préside à ses combats et qui prépare ses triomphes.
Pendant que le vieillard débitait cette audacieuse sortie, le Baës le regardait la bouche béante, les yeux
démesurément ouverts, dans cet ébahissement du lourdeau, occupé à considérer sur la place publique un bateleur qui discourt de choses tellement extraordinaires qu'on n'en a jamais ouï de semblables. Un tel excès d'insolence dépassait, à l'estime de M. Kobe
Source : Gallica

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