Résumé

L'Art d'être heureux sur la terre… (1785)

LE FERMIER.
En vérité, Monsieur, je crois que vous avez raison : car il me semble que je serois tout confus, que je serois rongé de regrets d'avoir persécuté un tel homme ; que je tâcherois de réparer mes torts envers lui, par-tout le bien que je pourrois lui faire, & qu'il n'auroit jamais de meilleur ami que moi.
LE MAÎTRE.
Reconnoissez donc de plus en plus, mon cher Ami, que la Morale feule peut vous procurer la vraie félicité de la terre, en réglant vos actions à l'égard de tous les êtres avec qui vous avez des rapports.
Source : Gallica

L'Art d'être heureux sur la terre… (1785)

Voilà les fruits heureux de la Morale.
Ce n'est pas, au reste, feulement en qualité d'êtres sensibles, que les animaux ont droit à notre commisération, ils ont encore le droit le mieux acquis à notre reconnoissance, par les grands services qu'ils nous rendent. Savez-vous bien, Fermier, que vous devez à vos bêtes, votre subsistance & celle de toute votre famille ? Savez-vous que la société entiere des hommes seroit fort à plaindre, si la terre ne leur donnoit, que ce que leurs bras lui feroient produire ?
Source : Gallica

L'Art d'être heureux sur la terre… (1785)

Oui, mon Ami : mais avant d'établir nos devoirs envers eux, il faut voir quel en est le fondement.
Nos pere & mere font, par cette feule qualité, & doivent être deux objets sacrés pour nous. C'est Dieu lui-même que nous devons respecter dans leurs personnes, qui lui ont servi de causes secondes pour nous donner la naiffance, laquelle peut être pour nous, si nous le voulons, le commencement d'une progression de biens à l'infini.
Source : Gallica

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