Schwartz, Sentimens véritables du ministre Schwartz… (1789)
“ Est-on libre lorsqu'on est forcé de travailler comme une bête de somme, de souffrir le froid & de se sentir épuisé dans une attitude pénible par les chaleurs brûlantes de l'été, pour gagner un peu de pain qui souvent ne suffit pas pour nourrir une triste famille ? Quelle liberté de craindre à tout moment de manquer du nécessaire en voyant les riches nager dans l'abondance & dans les plaisirs ! d'être exclus des places, des honneurs, des distinctions , de tout ce qui peut flatter la vanité des hommes, & d'être réduit à desirer la mort comme le seul remède à tant de maux ! ”
