Percy Bysshe Shelley

Percy Bysshe Shelley

Résumé

Portrait de Percy Bysshe Shelley Percy Bysshe Shelley Appel au peuple irlandais

J’y compte, ô Irlandais, persuadé que l’ardeur de votre nature se manifestera par l’accord avec les Anglais et ceux que vous traitez d’hérétiques s’ils ont de la sympathie, de l’affection pour vous aussi bien qu’en vengeant vos griefs et en travaillant à en supprimer la cause.
La flamme doit être dans le cœur et non sur les joues. La fermeté, la sobriété, la bienséance dans votre attitude extérieure, rien de cela n’indique la dureté de cœur. Elles montrent que vous êtes fortement attachés à votre cause, et que la vertu et la sagesse sont nécessaires au vrai bonheur, à la vraie liberté.
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Portrait de Percy Bysshe Shelley Percy Bysshe Shelley Appel au peuple irlandais

Je vais maintenant laisser de côté la question de l’émancipation catholique. Un peu de réflexion vous prouvera la justesse de mes remarques. Soyez sincères envers vous-mêmes, et vos ennemis ne triompheront pas.
Je ne redoute rien, si la charité et la modération caractérisent vos actes.
Tout est à craindre : vous-mêmes, vous ne mériterez pas qu’on vous restitue vos droits, si vous déshonorez par la violence une cause, qui est, je l’espère, celle de la vérité et de la liberté, si vous refusez à autrui une tolérance à laquelle vous prétendez pour vous-mêmes.
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Portrait de Percy Bysshe Shelley Percy Bysshe Shelley Appel au peuple irlandais

Je veux graver en vos esprits cette vérité, que sans vertu et sans sagesse, il ne saurait y avoir de liberté ni de bonheur, et que la tempérance, la sobriété, la charité, l’indépendance d’âme, vous donneront la vertu, de même que la réflexion, les recherches, la lecture vous donneront la sagesse. Sans la première, la seconde est de peu d’utilité, et sans la seconde, la première est un terrible fléau pour vous-même et pour autrui.
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